24-05-2009
Le 26 mai 2008, les travailleurs de Total Burkina ont soumis à leur Direction Générale une plate-forme revendicative en deux points à savoir l'adoption d'une nouvelle grille salariale d'une part et la mise en place d'un accord d'entreprise d'autre part. Malgré les rencontres qui ont eu lieu entre la Direction générale et les délégués du personnel, aucun accord n'avait pu être trouvé entre les parties jusqu'en décembre 2008. Devant et état de fait, les délégués de personnel adressent, le 13 février 2009, une lettre à la Direction Générale pour l'informer du blocage des négociations. Ils n'enregistrent aucune avancée.
Le 27 mars 2009, le personnel observe un sit-in sur l'ensemble du territoire, sit-in qui connaît la participation de la quasi-totalité du personnel: seuls trois agents de la Direction Générale n'y ont pas pris part.
C'est suite à ce sit-in que la Direction générale de Total Burkina décide dans un premier temps de licencier tous les délégués du personnel au nombre de six (titulaires et suppléants). Mais face à la désapprobation totale du personnel, la Direction Générale de Total pose l'alternative suivante au porte parole des délégués: démissionner de son mandat de délégué de personnel en lieu et place du licenciement. En définitive et contre la réaffirmation du personnel de leur confiance au porte parole des délégués, la Direction Générale de Total Burkina le licencie le 23 avril 2009 à 19 heures.
Les lundis 27 et mardi 28 avril 2009, deux rencontres ont eu lieu à la Direction Générale du Travail en vue de trouver une solution. Face à la position intransigeante de la Direction de Total Burkina qui exige la levée de la grève comme préalable à toute négociation, les travailleurs ont proposé la solution suivante: "la signature d'un protocole d'accord devant le Directeur Général du Travail du Tribunal mentionnant d'une part la levée du mot d'ordre de grève et d'autre part l'annulation de la décision de licenciement du porte parole des délégués et consacrant du même coup sa réintégration." Cette proposition a été jugée inacceptable par la Direction Générale de Total Burkina.
Les secrétaires généraux des centrales syndicales et des syndicats autonomes notent que de plus en plus, les employeurs font fi de la protection dont jouissent les représentants des travailleurs, et cela avec la complicité de certains inspecteurs du Travail.
C'est pourquoi, ils dénoncent et condamnent le licenciement abusif de OUEDRAGO Yacouba, porte parole des délégués de Total Burkina, et exigent sa réintégration inconditionnelle. Ils mettent en garde la Direction Générale de Total Burkina qui se comporte comme en territoire conquis et la rendent responsable de la dégradation du climat social.
Ils expriment leur soutien ferme aux travailleurs de Total Burkina. Ils les encouragent à rester solidaires et déterminés dans leur lutte contre l'arbitraire, l'injustice et pour de meilleures conditions de vie et de travail.
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