
Puisque tous les conflits se terminent toujours par des pourparlers,
pourquoi ne pas commencer par là dès qu’il y désaccord ? C’est sans
doute dans ce sens que le gouvernement a instauré depuis une décennie
des rencontres annuelles avec les syndicats, rencontres au cours
desquelles ils exposent leurs préoccupations et le gouvernement tente
d’y apporter des solutions.
On le voit, il s’agit d’amener les partenaires sociaux à renoncer aux
principes rigides et à accepter le compromis, au nom de l’intérêt
général de la Nation.
Avant le début de la rencontre, un document du Comité technique de
suivi des résultats des rencontres de concertation
Gouvernement/Syndicats a été distribué aux journalistes. Ce document
fait état de l’exécution totale des six engagements pris par l’Etat
lors de la dernière rencontre.
Tolé Sagnon, le président du mois des centrales syndicales, a fait
remarquer que les travailleurs et les populations attendent beaucoup de
cette concertation et espèrent des propositions concrètes aux
préoccupations exprimées par les syndicats le 1er mai 2009. Selon lui,
les populations s’interrogent avec angoisse sur la question du pouvoir
d’achat et sur celle des libertés démocratiques et syndicales.
Dans son allocution, le Premier ministre a d’abord fait un tour
d’horizon de la crise financière internationale et de ses conséquences
sur l’économie burkinabè. Une économie nationale fortement mise à rude
épreuve avec les inondations du 1er septembre. La conséquence de ce
cocktail détonant est le recul de la croissance dans notre pays.
Puis le chef du gouvernement a énuméré les différentes mesures prises
pour juguler au mieux cette crise. Les présentes négociations s’ouvrent
sur la plate-forme unitaire des syndicats en date du 1er mai 2009.
Tertius Zongo s’est dit convaincu de « l’extrême importance » de ces
revendications pour l’amélioration du bien-être de la population et des
travailleurs.
Il a avancé que non seulement l’Etat a tenu ses engagements de 2009,
mais qu’en plus, malgré une tendance à la hausse du prix du baril de
pétrole, le gouvernement va procéder dès janvier 2010 à une baisse du
coût des hydrocarbures aux consommateurs. Après la cérémonie
d’ouverture, les négociations ont commencé.
Les syndicats ont mis leur plate-forme minimale sur la table. Mais les
réponses du gouvernement ne les satisfaisant pas, les syndicats ont
demandé une suspension de la rencontre afin d’aller mieux se concerter.
De commun accord, les deux parties ont convenu de reprendre les
négociations le 7 janvier 2010.
Source L'Observateur